Prix projets en réflexion

Ce prix vise à aider les particuliers, les collectivités, les jeunes entreprises ou les groupes et organisations nouvellement formés à établir des bases solides à partir desquelles se développer.

Ouvert aux personnes ou organisations ayant une bonne idée ou un projet au stade préliminaire (de moins d’un an).

Le partage des connaissances, les formations et l’élaboration de stratégies font tous partie des initiatives dans le cadre desquelles nous espérons que cet argent sera utilisé. Mais nous sommes également ouverts à d’autres suggestions si celles-ci vous aident à faire de votre idée une réalité.

Il existe au moins quatre Prix dans cette catégorie, offrant à chaque lauréat une récompense pouvant aller jusqu’à 10 000 £. Nous avons pour objectif d’accorder au moins l’un de ces prix à un projet de petite échelle.

Les projets gagnants seront annoncés en mai 2023.


Projets présélectionnés pour le Prix 2023

Association des Résidents de Rio Almansor (AMORA)

Le but de l’AMORA est de régénérer la rivière locale afin que les personnes vivant à proximité puissent à nouveau y nager !

Il y a 30 ans, la population locale pouvait y nager et y pêcher, et les enfants pouvaient y jouer et en apprendre plus sur la nature. Aujourd’hui, l’eau est de couleur noire, malodorante, de mauvaise qualité, et on n’y trouve plus aucun poisson.

L’année dernière, un système d’évacuation des eaux usées a été endommagé dans la ville portugaise de Montemor-O-Novo. Face à ce nouvel incident, parmi bien d’autres, mettant en danger la rivière, la communauté locale a commencé à s’organiser et activement pousser au nettoyage de la rivière, à la fois par des démarches pratiques et politiques.

Environ 40 personnes, vivant pour beaucoup à proximité de la rivière, se sont rassemblées pour commencer à établir de nouvelles formes de gestion collective des terres via un système démocratique réfléchi et horizontal. L’association est convaincue que seules des pratiques de régénération sociale et environnementale permettront de régénérer la rivière et tout ce qu’elle représente.

L’AMORA a les objectifs suivants :

  • Identifier les points de pollution et réagir
  • Nettoyer et régénérer la rivière
  • Participer à des consultations publiques et organiser des rassemblements publics
  • Révolter des fonds pour régénérer les cours d’eau dans l’ensemble du bassin et assurer l’accès à des outils collectifs, une pépinière et une bibliothèque thématique
  • Faire pression sur les politicien·ne·s locaux·ales pour faire de cet enjeu une priorité
  • Diffuser autant que possible les bonnes pratiques, stratégies et documents pouvant aider et inspirer d’autres mouvements citoyens de protection des rivières à travers le pays ; en somme, agir à l’échelle locale, mais provoquer les esprits à l’échelle globale !
  • Le projet rencontre déjà des succès : la population et les politicien·ne·s locaux·ales ont exprimé leur intérêt pour le mouvement, ce qui a entraîné la création d’un conseil municipal environnemental, le premier dans la ville.

Dans cinq ans, l’association souhaite que les membres de sa communauté puissent à nouveau nager dans la rivière locale, et inspirer d’autres communautés à faire de même !

  • 2023
  • Intentional Projects
Photo: Association des Résidents de Rio Almansor (AMORA)

Informations sur les projets

Beejvan

Beejvan est une initiative communautaire dirigée par des agriculteur·rice·s dans le village tribal de Khanand, à Karjat, Maharashtra, en Inde. « Beej » signifie « graine » ; « Van » signifie « forêt ». Les graines sont représentatives de la vie, et les forêts des espaces qui nourrissent et aident la vie à se développer.

En tant que communauté agricole, Beejvan vise à promouvoir les trois idées et principes de base de la permaculture (soin de l’environnement, soin des personnes, partage équitable) par le biais de ses projets de conservation des semences, de régénération et de moyens de subsistance, afin de garantir la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Les Thakars, tribu habitant Karjat, pratiquent l’herboristerie et la médecine traditionnelle. Khanand compte 100 ménages et une population de 500 personnes. Nous sommes de petit·e·s agriculteur·rice·s marginaux·ales qui cultivent sur les collines, dans le lit des rivières et qui dépendent des produits forestiers mineurs pour vivre. Au cours des deux dernières décennies, l’aspiration à l’urbanisation s’est faite au prix de la perte de notre sagesse traditionnelle et notre patrimoine culturel. Cela a conduit à un cycle sans fin de pauvreté.

Les fondateur·rice·s de Beejvan sont retourné·e·s à Karjat après deux décennies et ont constaté que les pratiques agricoles modernes et la déforestation avaient conduit à l’épuisement des sols et à l’échec des récoltes dans l’endroit si chez à leur cœur dans leur enfance ; c’est ainsi que l’idée de Beejvan est née.
La vision de Beejvan consiste à faire revivre la pratique de l’agriculture arboricole, la conservation des semences, les moyens de subsistance multiples et la sécurité alimentaire pour les agriculteur·rice·s. Elle vise à créer des solutions locales et évolutives pour transformer les villages en pôles de biodiversité et répondre à la crise climatique de manière viable, tout en répondant aux enjeux liés à la santé et aux inégalités au niveau local. Beejvan vise à construire la première pépinière communautaire d’ici 2024, et une banque de semences d’espèces originaires de la région d’ici 2025.

  • 2023
  • Intentional Projects
Photo: Beejvan

Informations sur les projets

Camp de Régénération Taniala

L’organisation Taniala tient son nom de deux mots malgaches : « Tany », qui signifie à la fois « terre » et « sol », et « Ala », qui signifie « forêt ».

Le projet Taniala Regenerative Camp (camps de régénération) promeut des pratiques régénératrices d’utilisation des sols à Madagascar, localement adaptées, accessibles et durables. Son but est d’aider la forêt à se régénérer via des techniques d’agriculture durables, et de léguer des sols vivants aux générations futures de Madagascar.

Le premier camp de régénération a été mis en place en janvier 2022 à Lambokely, un village où des personnes migrantes se sont installées après avoir fui la famine et la sécheresse. La communauté locale dépend de l’agriculture, via notamment la culture du maïs, du manioc et des arachides. La culture du maïs sur brûlis sur une durée de trois ans est actuellement la culture agricole privilégiée dans la région, et les autres zones forestières sont rasées. En conséquence de ces pratiques non durables, seulement 56% de la couverture forestière existe encore à ce jour.
L’objectif de Taniala est de mettre en place davantage de camps de régénération pour promouvoir des pratiques plus durables dans d’autres lieux.

Les prochaines étapes du projet incluent :

  • Impliquer des membres de la communauté locale dans le développement du modèle de système d’agroforesterie, en se basant sur leurs connaissances des espèces locales et en tenant compte des besoins de la population locale
  • Former les communautés locales à l’agroforesterie, pour leur permettre de partager leurs techniques avec leurs pairs (objectif : former 50 personnes à l’agroforesterie sur les 5 prochaines années)
  • Développer les infrastructures de base nécessaires pour les camps de régénération
  • Tester ou améliorer les bonnes pratiques et/ou itinéraires techniques
  • Concevoir des stratégies pour développer les capacités et promouvoir les techniques
  • Au cours des 5 prochaines années, des camps de régénérationn seront mis en place dans plusieurs villages de la région du Menabe.
  • 2023
  • Intentional Projects
Photo: Camp de Régénération Taniala

Informations sur les projets

Collaborative Vanaspati Bhasha

L’initiative collaborative Vanaspati Bhasha travaille avec les communautés tribales du Maharashtra (Inde).

En travaillant avec les communautés tribales du Maharashtra (Inde), le groupe Vanaspati Bhasha a été grappé par le manque de foi des communautés envers les traditions de conservations autochtones. Le système éducatif conventionnel n’enseigne pas l’écologie locale, ni les moyens de préserver les forêts. Les étudiant·e·s venant des communautés tribales ressentent une déconnexion entre ce qu’ils·elles apprennent et leur contexte de vie. Le style de vie traditionnel qui assurait l’équité des ressources et la conservation environnementale est en train de se briser.

Le groupe souhaite rendre à la communauté de la fierté pour ses systèmes de connaissances. Pour Vanaspati Bhasha, les pratiques de conservation environnementale centrées sur la communauté sont le seul moyen d’atténuer l’amoindrissement des paysages autochtones d’Inde, tant en termes de pertes environnementales que culturelles. Le groupe met en place des procédés participatifs qui se concentrent sur les forces des communautés, pour préserver les écologies locales avec leurs sytèmes de connaissances traditionnels, faisant ainsi des communautés les principales actrices de l’effort de conservation.

Vanaspati Bhasha a pour but de :

  • Travailler avec la communauté tribale pour l’aider à documenter et préserver ses vastes connaissances autochtones en termes de plantes sauvages comestibles, de plantes médicinales originaires de leurs régions, d’exploitation durable des ressources sauvages, de la préservation des écologies et de la fabrication de produits utilitaires du quotidien avec des matières premières de la forêt.
  • Assurer cette documentation dans les langues locales, qui, comme les écologies qui leurs sont associées, sont menacées d’extinction.
  • Produire des supports éducatifs pour les enfants dans les écoles tribales et urbaines. Les livres créés auront pour but de montrer les connaissances autochtones par le biais d’histoires illustrées.
  • 2023
  • Intentional Projects
Photo: Collaborative Vanaspati Bhasha

Informations sur les projets

Ferme Agroécologique La Finca

La Finca Agro-Ecology farm, exploitation agricole spécialisée en agroécologie, a été fondée au Maroc en 2021.

La pandémie de coronavirus a fait de la production de nourriture locale un enjeu urgent et nécessaire, et La Finca a été fondée dans le but d’atteindre cette souveraineté alimentaire. L’exploitation agricole a pour but de mettre en valeur un modèle d’agriculture résiliente environnementalement responsable, économiquement viable et facilement reproductible dans la communauté, ce qui aiderait à faire face aux problèmes de l’eau, des sols et de la pauvreté en Afrique.

Sa vision de l’agriculture régénératrice met l’accent sur la restauration des sols, la gestion des eaux, le contrôle de l’érosion, la conception de systèmes complets, la souveraineté relative aux semences alimentaires, la permaculture, la formation et le développement des capacités.

La vision de La Finca est en train de réaliser :

  • Le groupe a planté plus de mille arbres et des centaines d’espèces différentes de plantes vivaces pour préserver les sols, donner de l’ombre, séquestrer le carbone et produire fruits, herbes médicinales, légumes, fourrage et biomasse.
  • Le groupe a rénové la maison existant sur l’exploitation agricole pour la rendre plus durable, en créant un cycle d’eau en boucle fermée via le recyelage des eaux usées dans un marécage conçu à ce effet. L’eau de pluie est collectée depuis les bâtiments de l’exploitation agricole et utilisée pour l’irrigation.
  • La Finca a produit 40 tonnes de compost en utilisant de la biomasse et du fumier locaux pour faire pousser des légumes riches en nutriments et des arbres en bonne santé. Le groupe effectue aussi une cartographie de la flore endémique locale, et collecte des connaissances ancestrales en prenant note de leurs utilisations dans la communauté, pour les préserver et pouvoir les inclure dans l’alimentation et la médecine.
  • La Finca conserve également des graines et se fournit, à travers le Maroc, en semences patrimoniales résistantes à la sécheresse.
  • 2023
  • Intentional Projects
Photo: Ferme Agroécologique La Finca

Informations sur les projets

  • French, English
  • aida.bennouna89@gmail.com
  • Lieu dit Ain Sfa 4 Cercle Tifelt Ait Ali Ou Lahcen Tlat Dkaik, Commune Ait Malek, Morocco

Fundo Abraço

Fundo Abraço est un projet basé à São Paulo (Brésil). Son travail s’étend sur trois quartiers : Vila Anglo, Jaraguá et Luz.

La ville de São Paulo est l’une des plus grandes, et aussi des plus inégales du monde. Elle souffre d’une grande variété de problèmes socio-environnementaux qui affectent particulièrement les familles touchant des revenus modestes. Le quartier de Vila Anglo est caractérisé comme un « pôle de pauvreté » niché au milieu de zones résidentielles plus aisées. Ses problèmes les plus communs incluent le chômage, la faim, le crime organisé, et les expulsions, les familles étant dans l’incapacité de payer leurs factures ou leurs loyers. Les quartier de Jaraguá et Luz souffrent de problèmes similaires, avec un taux de chômage particulièrement élevé et des revenus particulièrement bas.

Notre fonds de solidarité, et notre travail au sens large, visent à réduire le coût de la vie et les inégalités, et à améliorer la sécurité alimentaire pour les familles à revenus modestes. Nous distribuons des équipements comme des « Fogãos de Caixa » (plaques de cuisson qui retiennent la chaleur) ou des fours ou plaques de cuisson solaires. Ces équipements peuvent réduire la consommation de gaz des ménages de 75%, ce qui permet d’économiser à la fois de l’argent et des énergies fossiles.

Notre travail est conçu sous l’angle de la solidarité ; nous invitons donc les familles bénéficiaires à contribuer à nos efforts, par une fraction des économies qu’elles ont réalisées grâce à nos équipements, pour que nous puissions distribuer gratuitement encore plus d’équipements et profiter collectivement de ces avantages.

À l’avenir, nous souhaitons travailler avec davantage de solutions technologiques permettant de :

  • Générer de l’énergie solaire
  • Capturer et traiter les eaux usées ou l’eau de pluie pour les réutiliser
  • Chauffer l’eau
  • Cultiver des plantes alimentaires.
  • 2023
  • Intentional Projects
Photo: Fundo Abraço

Informations sur les projets

Le Renouveau de la Kutumba avec les Kondhs

Cette initiative communautaire est animée par Debasmita Ghosh et Jagannath Majhi et dirigée par les Kondhs, un groupe de communautés autochtones vivant dans l’État de l’Odisha (Inde).

Leurs vies et modes de vie sont intrisèquement liés à la terre, à la forêt, aux plantes alimentaires ou médicinales et aux abris/habitations, qui sont imbriqués dans leurs normes socio-culturelles, leur religion et leur spiritualité. La majorité de la communauté partage une vision éco-centrée du monde, et sa relation avec la forêt n’est jamais devenue exploitatrice. Son Kutumb (commune villageoise) inclut non seulement les personnes, mais aussi les forêts, les sols,
l’eau et les animaux. Les décisions relatives aux plans pour les cultures agricoles, alimentaires ou les habitations sont prises avec une conscience écologique des plus actives.

Cependant, une transition rapide se fait sentir, menaçant l’écosystème même que les Kondhs considèrent comme leur maison. Les signes incluent l’arrivée de marchés grand public conventionnels et d’une économie monétair ; la surexploitation des plantes alimentaires de la forêt ; des changements dans la consommation agricole ; des migrations pour trouver du travail, qui mènent à un fossé générationnel qui se manifeste sous forme de problèmes de santé mentale ; l’émergence de nouveaux problèmes de santé ; et une baisse de la résilience collective de la communauté, accompagnant la dégradation des formes locales d’autogouvernance.

Debasmita travaille avec la communauté pour résister à cette transition. La résistance est cruciale, amis ne suffit pas à elle seule ; c’est pourquoi le projet vise aussi à faire évoluer les discours relatifs à l’autosuffisance et l’autogouvernance.

  • 2023
  • Intentional Projects
Photo: Le Renouveau de la Kutumba avec les Kondhs

Informations sur les projets

Mycorama

L’idée du projet Mycorama a émergé d’une réunion de groupe communautaire au « Centre Re-Green d’agriculture en permaculture et d’écoculture » à Seliána (Grèce). Les membres de la communauté s’étaient rassemblé·e·s à cette occasion pour discuter des moyens de soutenir la souveraineté alimenntaire et diversifier les sources de revenus.

Le travail réalisé dans le cadre de ce projet se concentre sur « le potentiel infini des champignons et autres membres du règne des Fungi à restaurer nos systèmes terrestres endommagés, réduire la souffrance animale et soutenir la santé humaine ». Le projet considère les champignons comme les recycleurs de nutriments de notre planète, qui ont beaucoup à nous enseigner sur la régénération et comment vivre de manière cyclique.

Le projet a commencé en faisant pousser des pleurotes en huîtres et des champignons shiitake sur des souches, rapidement suivis par des hydne hérisson et des reishi. Le projet connsiste à explorer les opportunités que présente le mycélium pour dégrader les mégots de cigarettes en plasique (un gros problème polluant dans la région). Dans le cadre du projet, l’équipe a également analysé des moyens de créer des produits entièrement circulaires et régénératifs à partir de champignons reishi ; à l’heure actuelle, un prototype de lampe a été fabriqué.

Le projet Mycorama prévoit de :

  • Mettre en place un laboratoire mycologique fonctionnel avec les équipements d’inoculation et de culture adéquats (en un an).
  • Investir dans des formations et partages de connaissances avec d’autres scientifiques citoyen·ne·s de ce domaine et développer l’industrie et la culture des Fungi en Grèce.
  • Explorer plus en détail les possibilités pour obtenir des systèmes entièrement circulaires grâce au mycélium.
  • Explorer les opportunités pour concevoir des produits du quotidien à base de mycélium, qui pourraient remplacer le plastique, dont la production est gourmande en énergie fossile et dont l’utilisation est actuellement la norme en Grèce.
  • Réfléchir au potentiel des champignons en tant qu’alternative à la viande en Grèce, où la consommation de viande par habitant·e est la 5ème plus élevée au monde.
  • 2023
  • Intentional Projects
Photo: Mycorama

Informations sur les projets

Nourish All

L’organisation Nourish All est basée à Hawaï, mais travaille dans le monde entier, avec notamment un point focal particulier sur le camp de réfugié·e·s de Rwamwanja à l’ouest de l’Ouganda.

Le travail de l’organisation est encré dans les principes de permaculture que sont le soin des personnes, le soin de la terre, et le partage équitable. Sa vision directrice est de créer des communautés bien nourries, résilientes et connectées grâce au pouvoir de l’alimentation. Sa dernière initiative, « Change the Paradigm » (« changer de paradigme ») vise à transformer la façon dont les savoirs sont partagés, tout en développant la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance des réfugié·e·s.

De par sa collaborationn avec les activistes et personnes pratiquant la permaculture dans la région, Nourish All a reconnu un besoin et une opportunité de développement pour les produits alimentaires séchés, ainsi qu’une opportunité de partager des connaissances. L’organisation cherche à développer un projet qui soutiendrait les leaders des groupes de personnes réfugiées, démontrerait ce qu’il est possible de faire avec des ressources limitées, et transformerait notre perspective collective de qui nous considérons comme expert·e·s.

De ce fait, Nourish All vise à :

  • Développer une gamme de produits alimentaires séchés au soleil, à valeur ajoutée et gérée par les personnes réfugiées
  • Construire une plateforme éducative en ligne

La gamme de produits alimentaires séchés commencera par l’établissement d’une coopérative vendant des produits naturels séchés, comme des champignons ou des fruits de jacquier.

La plateforme en ligne mettra en valeur des éducateur·rice·s et practicien·ne·s des pays du Sud, dans des environnements qui n’ont que peu de ressources et sont souvent trop peu pris en considération, comme les camps de réfugié·e·s, et aidera à partager leur sagesse et leurs connaissances dans les pays du Nord. Elle inclura des informations sur la permaculture et la culture des aliments, mais se spécialisera dans la formation de produits séchés au soleil et à valeur ajoutée. La plateforme commencera par partager des formations délivrées par Bemeriki, de la Rwamwanka Rural Foundation, résident réfugié et permaculteur.

  • 2023
  • Intentional Projects
Photo: Nourish All

Informations sur les projets

Organización de Recursos GreenShoots

GreenShoots est une organisation basée au Cambodge, lancée en mars 2021.

GreenShoots vise à encourager le développement durable via des programmes holistiques combinant le développement économique et l’agro-alimentaire. Les objectifs principaux du groupe sont les suivants :

  • Développer les capacités de la communauté locale, notamment les jeunes
  • Mettre en place des paysages résilients
  • S’attaquer aux problèmes à la racine, en se renseignant et en consultant la communauté activement.
  • L’un des problèmes clés auxquels la communauté fait face actuellement est la perte de biodiversité.

Avec sa luxuriante flore tropicale, le Cambodge est un pôle de biodiversité en Asie du Sud-Est. Les plantes sauvage originaires de la région jouent de nombreux rôles essentiels dans la vie quotidienne au Cambodge, en tant qu’aliments, médicaments, ou parfois même refuges pour les esprits. Pourtant, la documentation au sujet de ces plantes est limitée, à cause des conséquences destructrices du régime des Khmers rouges, au cours duquel des botanistes ont été tué·e·s et des bibliothèques entières brûlées. En outre, à cause du changement climatique, jusqu’à 40% de cette flore pourrait s’être éteinte d’ici la fin du siècle.

L’organisation GreenShoots et ses collaborateur·rice·s souhaitent répondre à ce problème en créant une base de données en ligne répertoriant les plantes alimentaires et médicinales locales, ce qui permettrait de :

  • Rassembler et consolider les informations existantes sur comment la flore originaire de la région est utilisée en cuisine khmère et dans les pratiques médicales traditionnelles et ancestrales.
  • Convertir ces données en une série continue d’essais en ligne, interactifs et disponibles librement, en khmer, français et anglais.
  • Créer une bibliothèque vivante au GreenShoots AgriTech Centre (un site de démonstation de techniques de permaculture de 0,5 hectare au nord-ouest du Cambodge) pour compléter la base de données en ligne.

Ce projet s’effectue en partenariat avec le Dr. Ashley Dam, dont la recherche dans le cadre de son doctorat s’est concentrée sur la médecine traditionnelle khmère. D’ici 5 ans, GreenShoots espère que son prototype de base de données proposé sera enrichi par des informations fournies par la diaspora khmère, des chef·fe·s cuisinier·ère·s, des botanistes et des anthropologues.

  • 2023
  • Intentional Projects
Photo: Organización de Recursos GreenShoots

Informations sur les projets

Projet du Groupe d’Agriculteurs Indigènes Batwa de Sesaka

Le Sesaka Indigenous Batwa Farmers Group Project est une communauté autochtone composée de plus de 120 familles au Burundi, qui tient ses revenus de l’argiculture et de la fabrication de pots.

Les Batwas sont un groupe ethnique marginalisé, qui constituent une part estimée à 1% de la population du Burundi. Les Batwas sont considéré·e·s par certaines personnes comme la classe sociale la plus basse du Burundi, et la communauté fait face à de nombreux défis sur le plan financier.

Ce projet a été initié pour autonomiser les communautés agricoles batwas autochtones de Sesaka ; il a notamment pour but de proposer des formations et de transformer les méthodes de ces communautés agricoles autochtones via l’agriculture de conservation. Le groupe espère que ces formations pourront aider la communauté à mettre en place des fermes et des sources de revenus plus résilientes.

La formation couvrira un grand nombre de techniques économes en intrants, dont :

  • Perturbation minimale et couverture maximale des sols
  • Paillage
  • Rotations des cultures
  • Fabrication et utilisation d’engrais bio (fumier produit par les poules, compost, thé de compost et de vermicompost
  • Remèdes maison pour contrôler les nuisibles.
  • 2023
  • Intentional Projects
Photo: Projet du Groupe d’Agriculteurs Indigènes Batwa de Sesaka

Informations sur les projets

SGGIMA

SGGIMA est une organisation basée en Sierra Leone.

SGGIMA a pour but de mettre fin à la famine et aux insécurités alimentaires en Sierra Leone en développant le marché alimentaire équitable du pays. En se concentrant sur une agriculture, un traitement des aliments et une formation des agriculteur·rice·s respectueux du développement durable, l’organisation souhaite augmenter la production agricole locale, dans le but de faire en sorte que 50% des aliments consommé·e·s en Sierra Leone soient produits par des exploitations agricoles locales d’ici 2027.

Son travail consiste en deux parties.

Tout d’abord, SGGIMA prévoit de :

  • Faire pousser une variété de plantes à des fins commerciales, de reboisement ou pour produire de l’ombre
  • Acheter des produits agricoles qui se conservent peu longtemps, pour que les agriculteur·rice·s ruraux·ales à petite échelle puissent les traiter, les faire sécher ou les mettre en conserve afin d’augmenter leur durée de vie
  • Ces initiatives permettront de réduire les coûts liés à l’alimentation ou l’importation, et de donner à de nombreuses personnes un accès à des aliments nutritifs, abordables et produits localement.

Deuxièmement, SGGIMA croit au principe de « Soin des personnes et durabilité peuvent fonctionner ensemble » (« Where care meets sustainability ») et poursuit donc les objectifs suivants :

  • Réinvestir une partir des profits dans le développement d’une variété d’infrastructures communautaires en Sierra Leone, notamment des infrastructure éducatives ou de santé, ou des systèmes d’approvisionnement en eau
  • Permettre la mise en place de programmes agricoles gérés par les communautés, dans lesquels chaque agriculteur·rice formé·e devra former quatre autres agriculteur·rice·s à des compétences qui amélioreront le rendement, afin de pouvoir faire partie des chaînes d’approvisionnement de la SGGIMA.
  • Au cours des cinq prochaines années, en commençant par 500 agriculteurs·rice·s, plus de 128 000 agriculteur·rice·s seront formé·e·s en Sierra Leone et dans les pays voisins tels que le Libéria, la Guinée et le Mali.
  • 2023
  • Intentional Projects
Photo: SGGIMA

Informations sur les projets

Tātānaki

Tātānaki est un projet et une organisation communautaire ainsi qu’un projet dédié à la mobilité climatique, culturelle et relationnelle pour les peuples vivant sur les îles dans le Pacifique.

L’éruption volcanique du Hunga Ha’apai-Hunga Tonga, en janvier 2022, a été l’une des plus importantes explosions volcaniques de l’histoire. Plus de 80% de la population de Tonga a été affectée par le tsunami et la pluie de cendres qui ont suivi ; des centaines de maisons ont été détruites ou gravement endommagées. Des solutions de logements durables, abordables et résilientes face au climat existent et ces régions du Pacifique en ont urgemment besoin.

Tātānaki souhaite répondre à ce besoin de logement en sensibilisant le public et en facilitant l’accès à des options abordables et sûres face au climat. Cette collaboration entre connaissances traditionnelles et interventions de constructions à impact carbone négatif aboutira à la construction de 3 maisons à designs collaboratifs, des échanges de connaissances de pairs à pairs en ligne ou en physique, et une plateforme concentrée sur le fait d’inviter des solutions plus régénératrice dans les régions reculées.

Nous travaillons dans le but de construire des maisons circulaires, à impact carbone négatif et transportables (sur le territoire, entre différentes îles, voire à l’étranger) dans le Royaume de Tonga. Nous y parviendrons en réalisant des designs en collaboration avec un partenaire technique qui a déjà fait ses preuves avec des études de cas aux Pays-Bas, en Ouganda et dans le Mozambique.

Un programme pilote proposé avec au moins 3 maisons permettra d’élargir un accès intégré à des habitations appropriées sur le plan culturel, dans le Royaume du Tonga et dans le Pacifique.

  • 2023
  • Intentional Projects
Photo: Tātānaki

Informations sur les projets

teKio

Le projet teKio est basé dans la partie sud du Mexique, dans le quartier de Cuxtitali à San Cristóbal de Las Casas, et également étendu dans le reste de l’État du Chiapas. Le projet a émergé en 2022, après que la communauté avait expliqué un sentiment d’isolation et une impossibilité à faire de projets urgents ou désirables une réalité.

teKio s’engage à mettre en place et nourrir des « réseaux pour servir des objectifs de tous les jours ». Ceux-ci incluent notamment des réseaux locaux de personnes et d’organisations souhaitant travailler collectivement pour avoir un impact rapide, tangible et durable sur leurs communautés. Ces réseaux encouragent l’autonomie et améliorent les conditions de vie de la populationn la plus vulnérable dans les communautés et les quartiers populaires.

Les difficultés sociales charactéristiques de l’État de Chiapas sont très présentes dans le quartier de Cuxtitali. Ce quartier est marqué par des inégalités historiques et structurelles : salaires bas, peu d’éducation, insécurité, exploitation des personnes et des ressources, abandon par les institutions et présence de groupes narcotrafiquants.

Le parc écologique de Cuxtitali est un espace vert communautaire actuellement laissé à l’abandon. Il est exposé à la consommation de drogues et d’alcool, et risque d’être envahi par les groupes criminels qui se sont imposés dans la ville. Le projet teKio a pour intention de défendre et régénérer le parc grâce à des structures et activités sportives, éducatives, d’agroécologie et de loisirs.

Sur les cinq prochaines années, teKio souhaite transformer le parc pour en faire un endroit où :

  • Des infrastructures qui promeuvent la participation collective sont mises en place
  • L’économie locale prospère grâce à des marchés à petite échelle où les familles peuvent vendre des produits artisanaux et agroécologiques
  • Des activités sont proposées par la communauté elle-même, par exemple des ateliers d’agroécologie, des cours de sport, de théâtre ou de danse, des projections de films ou des jeux pour les enfants.
  • 2023
  • Intentional Projects
Photo: teKio

Informations sur les projets

  • Spanish, English
  • asociaciontekio@gmail.com
  • Callejón del Romerillo Mirasol 2 San Cristóbal de Las Casas Chiapas 29230 Mexico

Voedselpark Amsterdam

Stichting Grond van Bestaan est une association agréée et initiative citoyenne basée à Amsterdam, dont le but est de protéger les dernières terres fertiles et créer le « Voedselpark Amsterdam » (un parc alimentaire à Amsterdam).

« Lutkemeer » (littéralement « petit lac ») est un espace agricole de 43 hectares sur la frontière ouest d’Asmterdam, qui constitue la dernière parcelle de terres fertiles dans la ville. Hélas, ces précieuses terres biologiques historiques sont aujourd’hui en danger. Des projets locaux prévoient de transformer le terrain en parc industriel occupé par des entrepôts de distribution massive. Le projet Voedselpark Amsterdam symbolise le souhait de la population de vivre dans une ville où la nature est incluse, et de s’opposer à l’économie mondialisée consommatrice d’énergies fossiles. Voedselpark Amsterdam permettrait de sauver ces terres et de les utiliser comme laboratoire écologique vivant pour usage commun et pour et les entreprises écologiques.

Ce parc sera non seulement en mesure de fournir des aliments sains à des prix abordables, mais aussi d’inspirer et de démontrer l’importance d’une transition alimentaire urbaine régénératrice. Voedselpark Amsterdam souhaite encourager les citoyen·ne·s à s’activer pour convertir des espaces urbains et ruraux en espaces communs où des formes d’agriculture régénératrice peuvent être mises en place, tout en créant un espace où les personnes peuvent en savoir plus sur l’agriculture, le développement durable et la biodiversité, et les réappliquer à leur niveau ; tout cela pour travailler ensemble vers une économie verte, inclusive et régénératrice.

  • 2023
  • Intentional Projects
Photo: Voedselpark Amsterdam

Informations sur les projets